Manifesto TQ/ 3 – Espaces Publics

Après une longue période de vide participatif  et d’individualisme idéologique, afin de créer de nouvelles formes de communauté culturelle et de partage des savoirs et des pratiques politiques, TQ ne se limite pas à la dimension immatérielle de la communication littéraire et de sa proposition théorique. TQ pense de fait que le théâtre de son action se tient autant dans les espaces institutionnels publics, que dans tout lieu que TQ contribue à rendre public indépendamment de la volonté des institutions : lieux abandonnés, souffrants, « marchandisés », que l’on peut se réapproprier pour les destiner à un usage commun en modifiant ainsi leur fonction.
TQ va mener ses activités dans des espaces où le dialogue peut avoir lieu sur un mode horizontal en adoptant une attitude ouverte et conviviale. Il s’agit de lieux ni élitistes ni commerciaux.  La définition est large: elle peut inclure une place, une école, un squat ou un festival littéraire.

TQ interviendra activement sur le territoire et se propose de  stimuler la réappropriation critique des espaces publics et biens communs. Elle soutiendra des initiatives de même nature et développera des actions autonomes telles que:

• la veille des institutions locales et de leurs politiques culturelles afin qu’elles favorisent des processus vertueux d’interaction avec le public et des projets d’intérêt commun, hors de toute logique purement commerciale ou clientéliste. Dans ce cadre TQ considère comme une priorité la bataille pour la défense et la modernisation des bibliothèques;

• l’occupation, temporaire ou à long terme, des lieux de culture ou devant être restitués à la culture et le soutien à des occupations déjà engagées;

• des actions impromptues d’interposition, des interférences ou “guérillas” artistiques et culturelles dans des lieux porteurs d’une forte connotation politique et symbolique, tels que  les CRA, les prisons, les sièges des administrations publiques ou des entreprises.